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R O C K T R A N S L A T I O N . F R

Mes traductions anglais-français de paroles de chansons rock, histoire, analyse, vidéos, covers. All in French + English.

R O C K T R A N S L A T I O N . F R

Jacques Higelin - L'Amour Sans Savoir Ce Que C'Est



L'Amour Sans Savoir Ce Que C'Est is a song Jacques Higelin released precisely fourty years ago, in April 1978, in his No Man's Land album. I am translating it here for English speakers to sense what a poet he was.


 

 

 




L'Amour Sans Savoir Ce Que C'Est est un texte que Jacques Higelin a chanté il y a quarante ans tout juste, en Avril 1978, dans son album No Man's Land. Je le traduis en anglais pour que les anglophones aient accès à sa poésie. Vous avez des connaissances anglophones ? Partagez cette page avec eux.



 

 

 

Jacques Higelin - Love Without Knowing What It Is

There's been an earthquake
A mushroom cloud, the war
A white lightning
And I don't quite know why
I find myself walking on that road
Hair blown away by the wind
Whistling like a kid
Coming from elsewhere
Going nowhere
And who waits, just in case
God knows who for, devil knows what for
And they won't say nothing
But if nothing happens
And if nobody comes
I gonna have to stroll further on my way
With no help from anyone or anything

Oh baby, I am but one of these billions flies
Gaping like I'd die from it
One of these billions flies, baby
Gaping like I'd die on despair
And nobody could take it
Ain't I right, babydoll,
Slouched as you are with a last whisky and coke
Waiting on your couch that the old sleepy tiger
Starts yowling into your ear
Things like this...

But baby, I am but one of these billions flies
Gaping like I'd die from it
One of these billions flies, baby
Gaping like I'd die on despair, on fear of darkness

That can take hold of you and devastate you
On a street corner, a late late night wasteland
Where you can't even figure out the shit that comes you way
A copper's van, a razor cut, zip
and or a whore's wink, strutting her road
Hey honey, alone tonight, are we ?
Yeah, all alone,
And it ain't the five minutes of arse you'll give me
For some alcohol, a handful of dollars and some pinball games
That will make me forget

That I am but one of these billions flies
Gaping like I'd die from it
One of these billions flies, baby
Gaping like I'd die on despair, 
The despair and the fear of darkness

That despair
That can take hold of you and devastate you
A night when spring buds spurt out
Within your body warmth that twists and melts
As quickly as an illusion
They call it freedom, the freedom
That hunts down to the sky's end
The rebel bird with torn wings
The freedom, the freedom

The freedom to choose the standard flag
Of your future disillusions
With enough time to snuff it
And to feel like a fucking idiot
In front of the innocent gaze
Of a child who's waking up
In front of the innocent gaze
Of a child who's waking up
And who, in a smile, makes love to you

Love, without even knowing, what it is...


 

 


 

 

Jacques Higelin - L'Amour Sans Savoir Ce Que C'Est 

Y'a eu un tremblement de terre,
Un champignon, la guerre, 
Un éclair blanc,
Et je n'sais plus pourquoi,
Je me retrouve sur cette route,
Les cheveux balayés, par le vent,
A siffloter comme un enfant,
Qui vient d'ailleurs, 
Qui va nulle part,
Et qui attend,à tout hasard,
N'importe qui, n'importe quoi
Dieu seul sait qui, le diable sait quoi,
Et ils ne l'diront pas.
Pourtant si rien n'arrive,
Et si personne ne vient,
Va bien falloir continuer son chemin sans l'aide de rien,
Ni de personne...

Oh baby, je ne suis qu'une de ces milliards de bouches, 
Ouverte à en crever,
Une de ces milliards de bouches, baby,
Ouvertes à en crever sur le désespoir,
Et personne pourrait supporter ça,
Pas vrai poupée, 
Surtout affalée comme tu l'es, devant un dernier whisky
coca 
En attendant sur ton sofa, que le vieux tigre qui sommeille,
Se mette à rugir au creux de ton oreille,
Des trucs comme ça...

Car baby, je ne suis qu'une de ces milliards de bouches,
Ouverte à en crever,
Une de ces milliards de bouches, baby
Ouverte à en crever, sur le désespoir, la peur du noir,

Qui peut te saisir, et t'anéantir,
Au coin d'un boulevard, désert, tard, trop tard,
Où tu sais même plus c'qui peut t'tomber sur le coin d'la
gueule,
Un car de flics, un coup de rasoir, "Schlak", 
Et / Ou le clin d'oeil d'une pute, qui remonte son trottoir,
Et allez. seul, ce soir?
Ouais, tout seul,
Et c'est pas parc'que tu vas m'refiler 5 minutes de ton cul,
Contre un verre d'alcool, un paquet d'dollars et quelques
flippers,
Que ça m'f'ra oublier,

Que je n'suis qu'une de ces milliards de bouches,
Ouverte à en crever,
Une de ces milliards de bouches, baby,
Ouverte à en crever, sur le désespoir,
Le désespoir, la peur du noir...

Ce désespoir,
Qui peut te saisir et t'anéantir, 
Un soir où le printemps fait claquer ses bourgeons, 
Dans la chaleur d'un corps qui se tord et qui se fond le
temps d'une illusion
On appelle ça la liberté, la liberté
Qui traque jusqu'au fond du ciel
L'oiseau rebelle aux ailes déchirées, la liberté, la
liberté

La liberté, de choisir, l'étendard,
De tes futures désillusions,
Le temps de crever avec,
Et de te sentir vraiment tout con,
Devant, le regard innocent,
D'un enfant, qui se réveille...
Devant le regard, d'un enfant qui se réveille,
Et qui dans un sourire, te fait, l'amour,

L'amour, sans même savoir, ce que c'est...



 

 

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