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R O C K T R A N S L A T I O N . F R

Mes traductions anglais-français de paroles de chansons rock, histoire, analyse, vidéos, covers. All in French + English.

R O C K T R A N S L A T I O N . F R

King Crimson - Epitaph

 


 

Greg Lake, bassiste du groupe lors de cet album, In the Court of The Crimson King (il rejoindra juste après Emerson et Palmer pour former Emerson, Lake & Palmer) : "'Epitaph est en fait une chanson qui parle de la vision confuse que l'on a de notre monde devenu fou. King Crimson avait cet étrange capacité d'écrire à propos du futur de façon extrêmement prophétique, les messages contenus dans cette chanson sont même plus pertinents aujourd'hui qu'ils ne l'étaient lorsqu'elle fut composée."

 


 

Pete Sinfield est l'auteur des paroles. La prise de LSD (nous sommes l'année de Woodstock) et les paroles de chanson d'un pessimisme apocalyptique étaient courantes dans le rock autour de 1969, époque où a été écrite la chanson, qui fait partie de l'album "In The Court of The Crimson King".

Il me semble plausible que cette chanson, à travers sa poésie cryptique et dystopienne, parle des armes nucléaires et de leur danger pour la race humaine. On était en pleine guerre froide, et quelques années auparavant en 1962, on avait évité de peu l'apocalypse nucléaire avec la crise des missiles de Cuba.

 



Dans la chanson, "les instruments de mort" seraient les armes atomiques, et nous serions "tiraillé(s), Entre ses cauchemars et ses rêves" (nos aspirations). Si une fin du monde nucléaire devait avoir lieu, le "silence noiera les cris" et l'on pourra pas avoir "de couronne de laurier". L'auteur était en effet bien pessimiste : "Si on s'en sort, on soufflera et on en rira Mais je crains que demain je ne pleure". Albert Einstein l'avait ainsi formulé: Il est devenu effroyablement évident que notre technologie a dépassé notre humanité, notre empathie". Dans l'histoire comme dans cette chanson, la technologie ("Le savoir est un ennemi mortel Si personne ne fixe les règles") a souvent été utilisée par les politiques ("ceux Qui savent et sont connus") pour perfectionner la capacité (militaire par exemple) à nuire. Si cela était pertinent avec Brejnev et Nixon en 1969, les paroles suivantes le sont toujours autant aujourd'hui avec Trump et Putin: "Je vois que le destin de toute l'humanité Repose en les mains d'imbéciles".

Cinquante ans plus tard, soyons bien contents de notre chance: la fin du monde ne s'est pas produite du jour au lendemain. Non, rassurez-vous chers lecteurs, avec le réchauffement climatique, la surpopulation, la surpopulation, le problème de l'eau et les pandémies présentes et futures qui s'immisceront dans notre vie, on va avoir la chance de la voir arriver au ralenti cette fin du monde... Voire même, ashes to ashes, dust to dust, on disparaîtra avant. Si ça c'est pas une nouvelle rassurante...

 

Greg Lake, who was the bass player with the group for the In the Court of The Crimson King album (his only album with the band, as he left to form Emerson, Lake & Palmer), explained: "'Epitaph' is basically a song about looking with confusion upon a world gone mad. King Crimson had a strange ability to write about the future in an extremely prophetic way and the messages this song contains are even more relative today than they were when the song was originally written."

Pete Sinfield wrote these lyrics. LSD experimenting and doom and gloom lyrics were a feature of rock music around 1969, when the song was written and released in the first King Crimson album, "In The Court of The Crimson King".

 

 

A possible angle is that these dystopian words talk about nuclear arms and the danger they represented. Cold war was still on, a complete destruction of the planet had been avoided in 1962 with Cuban missile crisis.

These weapons would be "the instruments of death", we'd be "torn apart with nightmares and with dreams" (our aspirations). If a nuclear armageddon happens, "silence drowns the screams" and there will be "no one (to) lay the laurel wreath". The author was quite pessimistic about it :"If we make it we can all sit back and laugh But I fear tomorrow I'll be crying". As Albert Einstein worded it: It has become appallingly obvious that our technology has exceeded our humanity. In history as in the song, technology ("Knowledge is a deadly friend") has been often used by politicians ("those Who know and who are known") to improve the means of evil. Whilst it was true with Brejnev and Nixon at the end of the sixties, the following words threateningly apply to the present day with Trump and Putin: "The fate of all mankind I see Is in the hands of fools".

Fifty years on, how lucky we are, aren't we: doomsday has not happened overnight. No, but with global warming, pollution, the water issue and the super-bugs that are and will creep into our lives, it's just happening in slow motion, mate... We won't miss a bit of it, now will we? Or perhaps we'll miss the end of it, if, ashes to ashes, dust to dust, we pass away before its very end. How very reassuring.

 

 

 

Lien vers mes autres traductions de King Crimson
 


Traduction en français des paroles de la chanson :
                                 French translation of the song's lyrics :

 

 

King Crimson - Épitaphe

Se fissure et craquelle le mur
Sur lequel écrivaient les prophètes
Le soleil darde de brillants reflets
Sur les instruments de mort
Quand chaque homme est tiraillé
Entre ses cauchemars et ses rêves
N'y aura-t-il pas de couronne de laurier
Quand le silence noiera les cris ?

La confusion sera mon épitaphe
En rampant sur une sente craquelée, défoncée
Si on s'en sort, on soufflera et on en rira
Mais je crains que demain je ne pleure
Mais je crains que demain je ne pleure
Mais je crains que demain je ne pleure

Entre les portes du destin
Ont été semé les graines du temps
Arrosées par les actes de ceux
Qui savent et sont connus
Le savoir est un ennemi mortel
Si personne n'en fixe les règles
Le destin de toute l'humanité, je vois
Repose en les mains d'imbéciles


Se fissure et craquelle le mur
Sur lequel écrivaient les prophètes
Le soleil darde de brillants reflets
Sur les instruments de mort
Quand chaque homme est tiraillé
Entre ses cauchemars et ses rêves
N'y aura-t-il pas de couronne de laurier
Quand le silence noiera les cris ?

La confusion sera mon épitaphe
En rampant sur une sente craquelée, défoncée
Si on s'en sort, on soufflera et on en rira
Mais je crains que demain je ne pleure
Mais je crains que demain je ne pleure
Mais je crains que demain je ne pleure
Pleure
Pleure
Oui je crains que demain je ne pleure
Oui je crains que demain je ne pleure
Oui je crains que demain je ne pleure
Pleure.

 

 


 

King Crimson - Epitaph

 




Alternative version
 

 

 

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