Rolling Stones - Can't You Hear Me Knocking : traduction en français, histoire de la chanson, conditions d'enregistrement, interprétation, paroles. Tout en français et en anglais. Versions viéos. Blog www.rocktranslation.fr


 

Cette chanson est sortie dans l'album Sticky Fingers à l'été 1973. La fin est un hommage musical à Carlos Santana.

Sur ce titre, Bobby Keys est au saxophone, Rocky Dijon aux percussions, et Billy Preston aux claviers. Mick Taylor expliquera en interview : "Can't You Hear Me Knocking est une de mes chansons favorites. Le jam à la fin est arrivé par hasard; ça n'était pas du tout prévu. Lors de l'enregistrement, on arrivait à la fin du morceau et j'ai juste eu envie de continuer à jouer. Tout les autres avaient posé leurs instruments, mais le recorder enregistrait toujours, et ça sonnait bien, alors ils ont vite repris leurs instruments et se sont remis à jouer. C'est juste arrivé comme ça, et ça a été fait en une seule prise impromptue. Des tas de gens semblent beaucoup apprécier cette partie finale de la chanson.” La longueur du solo de sax de Bobby Keys n'était pas prévue non plus, mais une fois lancé, il a continué à souffler dans son sax en improvisant avec Mick Taylor et Keith Richards a trouvé ça génial.

Alors que mon blog est bien sûr axé sur les paroles, il me faut bien reconnaître ici que celles-ci sont impromptues et semblent ne pas avoir de signification spécifique ou calculée. Mick Jagger ne sait pas trop ce sur quoi il les a écrites. Avant que ne sorte l'album, une personne de la maison de disques s'est rendu compte que les paroles de cette chanson et de quelques autres n'avaient pas été déposées, donc il était impossible d'en obtenir le copyright, les droits. Il a été demandé aux Stones d'écrire des paroles alors même qu'ils écoutaient  les premiers pressages de vinyles. Jagger disait qu'il n'avait pas écrit le vers "I've got flatted feet, now", mais comme il n'a pas été fichu de se souvenir de ce qu'il avait écrit au départ, c'est ce qui a été gardé.

Je vais me permettre de m'immiscer à essayer d'y trouver quand même un sens général, si vous n'y voyez pas d'inconvénient. Pas d'objections, personne ? Bon, qui ne dit mot consent, j'y vais. Cela me semble parler de l'importance croissante et écrasante de la drogue dans leur vies, au point qu'ils s'y soumettent complètement : "throw me down the keys". Comme si les paroles étaient dites par une entité supérieure de la drogue. Vous aurez bien sûr une bonne dose (c'est le mot ad hoc) de gens qui ont écrit ou commenté ces paroles en des termes du genre "Oh mais non, pas du tout, cela ne saurait point avoir quelque rapport avec des substances psycho-tropiques, bonté divine !!" J'ai l'impression qu'ils sont soit quelque peu aveugles, soit ils sont parents d'enfants ou d'adolescents, et se sont dit que ceux-ci seraient susceptibles de lire ce qu'écrivent leurs parents. "Nous ne voudrions certes point qu'ils eussent de mauvaises idées à cause de nous, n'est-ce pas, très chère ?" Oui, on s'éloigne, OK, OK.


 

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Andy Warhol a conçu la pochette de l'album Sticky Fingers, l'une des plus marquantes ayant jamais été faite. Mick Jagger lui avait signifié qu'un design trop complexe risquerait de causer des retards de production, tout en lui laissant l'entier contrôle. Le design de Warhol montre les hanches d'un homme en jean moulant avec une véritable fermeture éclair, ce qui s'est bien évidemment avéré être un vrai cauchemar en termes de production.

L'homme en jeans en question n'est pas Mick Jagger, mais Joe Dallesandro, un acteur dans les films de Warhol. Précisément le même Joe que Lou Reed mentionne dans Walk On The Wild Side, sa chanson à propos des prostituées trans de New York :
   Little Joe never once gave it away  (Le petit Joe n'a jamais rien lâché)
   Everybody had to pay and pay       (Tout le monde se devait de payer)

L'allusion aux drogues est très directe : "cocaine eyes", "speed-freak jive" ("danse jive d'un dopé aux amphétamines", littéralement) et "I've been kickin'" (je me suis shooté; "kick" dans le vocabulaire des dopés aux drogues dures qui'ils s'injectent, signifie le flash, la montée brusque de l'effet; c'est parce que ladite montée est brusque et violente qu'ils utilisent le mot kick, dont le sens normal est "coup"). Ce n'est pas très étonnant car les Stones et leur entourage étaient tous plus ou moins sérieusement noyés dans la drogue à l'époque. Il n'est que de lire le premier chapitre de l'autobiographie de Keith Richards, “Life”, qui décrit leurs consommations incessantes de drogues diverses au début des années 70.
 

 

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This song was released in their Sticky Fingers album in the summer of 1973. The end is deliberately in Carlos Santana's style.

Bobby Keys is on saxophone, Rocky Dijon on percussion, and Billy Preston on organ. Mick Taylor later explained: "'Can't You Hear Me Knocking' is one of my favorites. The jam at the end just happened by accident; that was never planned. Towards the end of the song I just felt like carrying on playing. Everybody was putting their instruments down, but the tape was still rolling and it sounded good, so everybody quickly picked up their instruments again and carried on playing. It just happened, and it was a one-take thing. A lot of people seem to really like that part.” Bobby Keys solo wasn't planned either, but once he got going, he kept blowing while the tape ran playing freely with Taylor and Keith Richards loved it.

Though the whole focus in this blog of mine is on the lyrics, I have to reckon these ones are impromptu and do not bear a specific and calculated meaning.  Mick Jagger isn't exactly sure what he wrote about. Before the album was released, someone realized that the lyrics for this song and a few others had not been filed,  so it was not possible to copyright them. The Stones were asked to write down some lyrics as they were listening to the acetate pressings. Jagger insisted he didn't write the line "I've got flatted feet, now", but couldn't remember what the line really was, so it was kept.

I'll tip a toe into trying to make some sense of it, if you indulge me: it seems to me that it talks about the growing and overwhelming importance of drugs into their lives, to the point that they surrendered themselves to these: "throw me down the keys". As if the words would be spoken by some kind of drugs entity. Of course you'll get a fair chunk of people who wrote something like "Oh but no, no , no, it's got nothing to do with drugs, goodness gracious...". I reckon they are either blind or are raising kids or teenagers who might read what they write. "We wouldn't want to give them some bad ideas, now do we, dear?"

 

 

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Andy Warhol designed the Sticky Fingers album cover, one of the most memorable ever made. Mick Jagger warned him that too intricate a design could cause production delays, whilst leaving him total control. Warhol’s design showed a man wearing very tight jeans with an actual working zipper, which was indeed a production nightmare.

The man in the jeans is not Mick Jagger, but Joe Dallesandro, an actor in Warhol films. The very same Little Joe that
Lou Reed mentions in Walk On The Wild Side, the song about New York transformer hustlers :
   Little Joe never once gave it away
   Everybody had to pay and pay”

The reference to drugs is straightforward: "cocaine eyes", "speed-freak jive" and I've been kickin'". Not much of a wonder as the Stones themselves and their entourage were doing drugs at the time. The first chapter of Keith Richards’ “Life” autobiography describes their freaky relentless drug habits during these early seventies.

 

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Traduction en français des paroles de la chanson :
French translation of the song's lyrics :

 

Rolling Stones - Can't You Hear Me Knocking

Yeah, t'as des chaussures en satin
Yeah, t'as des bottes en plastique
T'as des yeux tout cocaïnés
Yeah, tu danses comme un dopé au speed
Tu m'entends pas frapper à ta fenêtre ?
Tu m'entends pas frapper à ta porte ?
Tu m'entends pas dévaler ta sale rue, yeah

Aide-moi baby, je suis pas un étranger
Aide-moi baby, je suis pas un étranger
Aide-moi baby, je suis pas un étranger

Tu m'entends pas frapper, ahh, t'es bien endormi ?
Tu m'entends pas dévaler, yeah, ta rue éclairée, now
Tu m'entends pas frapper, yeah, jette-moi les clefs
OK maintenant

Écoute-moi sonner les cloches
Écoute-moi chanter doucement et fort
J'ai fait la manche à genoux
Je me suis shooté, tu veux bien m'aider ?
Écoute-moi en train de rôder
Je vais te descendre
Écoute-moi en train de grogner
Yeah, j'ai les pieds plats maintenant
Écoute-moi en train de hurler
Et tout autour de ta rue là
Écoute-moi frapper
À travers toute ta ville.

 

 

 

Autres titres des Rolling Stones traduits dans mon blog

 

 

 



REPRISES     /     COVERS

 

 

Rolling Stones - Can't You Hear Me Knocking

Yeah, you got satin shoes
Yeah, you got plastic boots
Y'all got cocaine eyes
Yeah, you got speed-freak jive
Can't you hear me knockin' on your window
Can't you hear me knockin' on your door
Can't you hear me knockin' down your dirty street, yeah

Help me baby, I ain't no stranger
Help me baby, I ain't no stranger
Help me baby, I ain't no stranger

Can't you hear me knockin', ahh, are you safe asleep?
Can't you hear me knockin', yeah, down the gas light street, now
Can't you hear me knockin', yeah, throw me down the keys
Alright now

Hear me ringing big bell tolls
Hear me singing soft and low
I've been begging on my knees
I've been kickin', help me please
Hear me prowlin'
I'm gonna take you down
Hear me growlin'
Yeah, I've got flatted feet now, now, now, now
Hear me howlin'
And all, all around your street now
Hear me knockin'
And all, all around your town.

 

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