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Articles avec traductions de chansons rock avec histoire, analyse, vidéos, reprises. All songs + articles in English + Fr.

ROCKTRANSLATION.FR

Bob Dylan - It's Alright Ma


Dylan a écrit ce texte pour l'abum Bringing It All Back Home sorti en 1965.

Il y exprime sa colère et sa frustration de voir à quel point l'hypocrisie, le consumérisme et la mentalité guerrière dominent la culture américaine.
C'est un de ses textes qui lui tient le plus à coeur.

 


Bob Dylan – Ça va, Ma (C'Est Juste du Sang)

La nuit tombe sur le coup de midi
Et jette dans l’ombre la cuillère en argent
La lame faite main, le ballon de l'enfant
Et éclipse même le soleil et la lune
Tu es trop jeune pour comprendre tu sais
Il est vain de s’y essayer

Par de menaces précises, ils bluffent avec mépris
Les références au suicide sont arrachées
Qui sortent de la bouche en or de l'idiot
Le cuivre fait des fausses avec des mots gaspillés
Il cherche à prévenir qu’il n’est pas à occuper à naître
Mais plutôt qu’il est occupé à mourir 

La page de la tentation s'envole au dehors
Tu la suis et tu te retrouves à la guerre
Vois la pitié rugissante tomber en cascade
Tu te plaindrais bien mais contrairement à avant
Tu te rends compte que tu ne serais simplement
Qu’une personne de plus en train de pleurer.

Alors ne crains rien si tu entends
Un bruit inconnu à ton oreille
Tout va bien maman, je pousse juste un soupir

Certains annoncent la victoire, d’autres la défaite
Des raisons personnelles grandes ou petites
Se voient dans les yeux de ceux qui en appellent
A devoir faire ramper tous ceux qu’on va exécuter
Tandis que d’autres en appellent à ne rien haïr
Hormis la haine elle-même

Les mots désabusés aboient comme des balles
Pendant que les dieux humains visent leur cible
Ayant tout fait avec des pistolets d'enfants brillants
Et avec des Jésus couleur de chair et luminescents
Il est facile de voir sans devoir chercher trop loin
Qu’il ne reste pas grand-chose de vraiment sacré

Les prêtres sermonnent sur les destinées fatales
Les profs enseignent que la connaissance attend
Et que l'on peut faire des plaques à cent dollars
La bonté se calfeutre derrière ses portes
Mais même le président des Etats-Unis
Doit parfois devoir être aussi tout nu

Et bien que les lois de la rue aient été déposées
Ce ne sont que leurs jeux que tu dois éviter
Et tout va bien, maman, je peux y arriver

Des signaux de pub qui te leurrent
Te font croire que c'est toi qui es l’élu
Pouvant faire ce que nul n'a encore jamais fait
Pouvant gagner ce que nul n’a encore jamais gagné
Pendant ce temps la vie au dehors continue
Tout autour de toi

Tu te perds et tu réapparais 
Tu vois soudain que tu n'as rien à craindre
Tu te tiens seul sans personne autour
Quand une voix chevrotante au loin
Surprend tes oreilles endormies à entendre
Que quelqu'un pense t’avoir vraiment trouvé

Une question te vient dans la tête
Mais tu sais qu’elle est sans réponse satisfaisante
Assure-toi de ne pas la laisser tomber
Pour la garder à l'esprit et ne pas l'oublier
Que ce n'est pas à lui à elle à eux ou à cela
A qui ou à quoi tu appartiens

Bien que les maîtres établissent les règles
Pour les sages et les fous
Je n'ai, Maman, aucun idéal

Pour ceux qui doivent obéir aux autorités
Qu'ils ne respectent en aucune façon
Qui méprisent leurs boulots, leurs sorts
Et parlent jalousement de ceux qui sont libres
Ceux qui agissent ainsi car ce n’est rien d’autre
Qu’un placement financier qu’ils font

Pendant que certains baptisés dans les principes
Sont liés aux socles électoraux des partis
Aux œuvres sociales déguisées en drags
Et qui critiquent librement les étrangers
Ils ne disent rien, sauf qui il faut idolâtrer
Et rajoutent : que Dieu le bénisse

Pendant que celui qui chante la langue en feu
Se gargarise dans la chorale de la course à la survie
Déformé par les tenailles de la société
Se moque bien de devoir chercher à s’élever
Mais cherche plutôt à t’attirer au fond de son trou

Mais je ne veux pas de mal ni ne mets la faute
Sur quiconque vivant dans un coffre-fort
Mais ç’est pas grave, Maman, si je ne peux le satisfaire

De vieilles juges observent les gens en couples
Limitées sexuellement, elles osent
Mettre en avant de fausses morales, insulter et scruter
Quand l'argent ne parle pas, il profère
Des obscénités, mais qui s'en soucie vraiment
Et de la propagande, mais tout est factice

Pendant que les uns défendent ce qu'ils ne peuvent voir
Avec la fierté et le flegme des tueurs
Cela écœure le plus amèrement possible
Pour ceux pensant que la mort est une dignité
Qui ne tombera pas sur eux naturellement
La vie parfois doit parfois être bien solitaire

Mes yeux se confrontent des cimetières remplis
De faux dieux que je méprise
La mesquinerie est si prégnante et dure
Je marche à reculons dans des entraves
Je donne des coups de pied pour le détruire
Je me dis bon, j'en ai marre
Que peux-tu me montrer d'autre

Et si ils pouvaient voir les rêves que je fais
Ils mettraient probablement ma tête sur le billot
Tout va bien, maman, c'est la vie, c'est juste la vie.





 


Bob Dylan - It's Alright, Ma (I’M Only Bleeding)

Darkness at the break of noon
Shadows even the silver spoon
The handmade blade, the child's balloon
Eclipses both the sun and moon
To understand you know too soon
There is no sense in trying

Pointed threats, they bluff with scorn
Suicide remarks are torn
From the fool's gold mouthpiece
The hollow horn plays wasted words
Proves to warn that he not busy being born
Is busy dying

Temptation's page flies out the door
You follow, find yourself at war
Watch waterfalls of pity roar
You feel to moan but unlike before
You discover that you'd just be
One more person crying

So don't fear if you hear
A foreign sound to your ear
It's alright, Ma, I'm only sighing

As some warn victory, some downfall
Private reasons great or small
Can be seen in the eyes of those that call
To make all that should be killed to crawl
While others say don't hate nothing at all
Except hatred

Disillusioned words like bullets bark
As human gods aim for their mark
Made everything from toy guns that spark
To flesh-colored Christs that glow in the dark
It's easy to see without looking too far
That not much is really sacred

While preachers preach of evil fates
Teachers teach that knowledge waits
Can lead to hundred-dollar plates
Goodness hides behind its gates
But even the president of the United States
Sometimes must have to stand naked

An' though the rules of the road have been lodged
It's only people's games that you got to dodge
And it's alright, Ma, I can make it

Advertising signs that con you
Into thinking you're the one
That can do what's never been done
That can win what's never been won
Meantime life outside goes on
All around you

You lose yourself, you reappear
You suddenly find you got nothing to fear
Alone you stand with nobody near
When a trembling distant voice, unclear
Startles your sleeping ears to hear
That somebody thinks they really found you

A question in your nerves is lit
Yet you know there is no answer fit to satisfy
Insure you not to quit
To keep it in your mind and not fergit
That it is not he or she or them or it
That you belong to

Although the masters make the rules
For the wise men and the fools
I got nothing, Ma, to live up to

For them that must obey authority
That they do not respect in any degree
Who despise their jobs, their destinies
Speak jealously of them that are free
Do what they do just to be nothing more than something they invest in

While some on principles baptized
To strict party platform ties
Social clubs in drag disguise
Outsiders they can freely criticize
Tell nothing except who to idolize
And then say God bless him

While one who sings with his tongue on fire
Gargles in the rat race choir
Bent out of shape from society's pliers
Cares not to come up any higher
But rather get you down in the hole that he's in

But I mean no harm nor put fault
On anyone that lives in a vault
But it's alright, Ma, if I can't please him

Old lady judges watch people in pairs
Limited in sex, they dare
To push fake morals, insult and stare
While money doesn't talk, it swears
Obscenity, who really cares
Propaganda, all is phony

While them that defend what they cannot see
With a killer's pride, security
It blows the minds most bitterly
For them that think death's honesty
Won't fall upon them naturally
Life sometimes must get lonely

My eyes collide head-on with stuffed graveyards
False gods, I scuff
At pettiness which plays so rough
Walk upside-down inside handcuffs
Kick my legs to crash it off
Say okay, I have had enough
What else can you show me

And if my thought-dreams could be seen
They'd probably put my head in a guillotine
But it's alright, Ma, it's life, and life only.

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